Mathématiques · CP · semaine 17
Problèmes : ajouter et enlever
Une leçon courte de CP, à lire en cinq minutes. Chaque étape a son exemple.
D'abord, je comprends l'histoire
Un problème, c'est d'abord une petite histoire. Je la lis deux fois, puis je la redis dans ma tête avec mes mots à moi : qui ? quoi ? combien ? Si je n'arrive pas à la redire, c'est que je ne l'ai pas comprise, et il est trop tôt pour calculer.
Exemple : L'histoire : au marché, Papa achète 26 pommes, puis 41 poires. Je la redis : il achète des fruits deux fois, et on veut savoir combien il en a en tout.
Ensuite, je choisis : ajouter ou enlever ?
Quand on met deux tas ensemble, ou quand on ajoute quelque chose, le nombre devient plus grand : j'ajoute. Quand une partie s'en va, quand on donne, quand on perd, le nombre devient plus petit : j'enlève. Je me demande toujours si la réponse doit être plus grande ou plus petite qu'au départ.
Exemple : Dans le bocal de la classe, il y a 24 caramels. On en prend 5 pour le goûter : il va en rester moins de 24, donc j'enlève.
Attention aux mots qui trompent
Ce n'est pas un mot de l'histoire qui décide du calcul. Parfois l'histoire raconte un départ, et pourtant il faut ajouter. Parfois aucun mot ne dit d'enlever, et pourtant il faut enlever. Je ne regarde pas les mots tout seuls : je regarde ce qui se passe dans l'histoire.
Exemple : Il y avait 24 poissons dans l'aquarium du magasin ; ce soir, il n'en reste que 16. Aucun mot ne dit d'enlever, et pourtant je fais 24 − 16 = 8 pour savoir combien ont été vendus. Et dans l'autre sens : Tom a mangé 4 fraises, il lui en reste 9 ; pour savoir combien il en avait avant, j'ajoute : 9 + 4 = 13.
Je calcule, puis je réponds à la question posée
Le calcul n'est pas la fin du travail. Quand j'ai trouvé un nombre, je relis la question et je réponds avec les mots de l'histoire. Beaucoup d'erreurs viennent de là : le calcul est juste, mais on n'a pas répondu à ce qui était demandé.
Exemple : La question était : combien sont partis ? Si je réponds le nombre de ceux qui restent, ma réponse est à côté, même si mon calcul est bon.
Enfin, je vérifie : est-ce possible ?
Avant de donner ma réponse, je me demande toujours : est-ce que c'est possible ? S'il reste plus de bonbons qu'il n'y en avait au début, c'est impossible. Si on a mangé plus de gâteaux qu'il n'y en avait, c'est impossible aussi. Cette petite question attrape beaucoup d'erreurs toute seule.
Exemple : Il y avait 12 gâteaux sur le plateau, on en a mangé quelques-uns : il ne peut pas en rester 18. C'est impossible, et je n'ai même pas besoin de calculer pour le voir.
À retenir
- Je lis l'histoire, je la redis avec mes mots, et seulement après je choisis entre ajouter et enlever.
- Ce sont les événements de l'histoire qui décident du calcul, pas un mot de l'énoncé : parfois on ajoute alors que quelque chose est parti.
- Quand j'ai calculé, je réponds à la question posée, et je me demande si ma réponse est possible.
As-tu compris ?
Cherche d’abord, puis déplie la réponse. Dans l’appli, il y en a quatre, puis une deuxième série et un défi.
Mathématiques · CP
À la fête de l'école, le stand de crêpes en a vendu 26 le matin et 41 l'après-midi. Combien de crêpes le stand a-t-il vendues en tout ?
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Réponse : 67. Les crêpes du matin et celles de l'après-midi forment ensemble toutes les crêpes vendues : je les réunis, donc j'ajoute. 26 + 41 : je fais 26 + 40 = 66, puis 66 + 1 = 67. Le stand a vendu 67 crêpes.
Mathématiques · CP
Lundi, il y avait 30 bonbons dans le bocal de la classe. Vendredi, il n'en reste que 17. Combien de bonbons a-t-on mangés dans la semaine ?
Voir la réponse
Réponse : 13. Personne ne dit combien de bonbons ont été mangés : c'est justement ce qu'on cherche. Les bonbons mangés, c'est ce qui manque entre 30 et 17, donc 30 − 17 = 13. Répondre 47, c'est avoir ajouté les deux nombres, alors qu'il ne peut pas y en avoir plus qu'au début. Répondre 17 ou 30, c'est recopier un nombre de l'histoire.
