Histoire-Géographie · CM2 · semaine 15
Géographie : Internet et ses limites
Une leçon courte de CM2, à lire en cinq minutes. Chaque étape a son exemple.
Cinq choses pour être connecté
Tu sais à quoi sert Internet et comment il fonctionne. Mais pour s'en servir, il faut réunir cinq choses : un réseau qui arrive jusqu'à l'endroit où l'on se trouve, un appareil, de l'électricité pour le faire marcher, de l'argent pour payer l'appareil et l'abonnement, et enfin savoir s'en servir, c'est-à-dire lire, écrire et se repérer dans une page. Il suffit qu'une seule de ces cinq choses manque pour rester à la porte. Tout le monde n'est donc pas connecté, même si, autour de toi, cela paraît évident.
Exemple : Lou a un ordinateur et la fibre à la maison, mais une panne de courant l'empêche de rendre son exercice en ligne : c'est l'électricité qui manquait.
À l'échelle du monde
Imagine une carte du monde où chaque pays est colorié selon la part de ses habitants qui utilisent Internet : très foncé quand presque tout le monde est connecté, très clair quand peu de gens le sont. L'Europe, l'Amérique du Nord, la Corée du Sud et les pays du Golfe sont presque noirs ; plusieurs pays d'Afrique centrale sont presque blancs. Dans le monde, environ deux personnes sur trois utilisent Internet : il reste donc des milliards de personnes non connectées, surtout dans les pays les plus pauvres et dans les campagnes éloignées, et plus souvent des femmes que des hommes. Attention à ne pas tout mélanger : de nombreuses villes d'Afrique sont bien connectées par téléphone mobile, et on y paie parfois ses courses avec un téléphone plus souvent qu'en France.
Exemple : Deux élèves ont le même devoir à rendre en ligne pendant les vacances. L'un le rend le soir même ; l'autre doit marcher jusqu'au bourg voisin pour capter le réseau.
À l'échelle de la France : zones blanches et fracture numérique
En France, presque tout le monde a un appareil, mais le réseau n'est pas le même partout. La fibre et la 5G ont été installées d'abord dans les grandes villes et le long des grands axes : imagine la carte de France avec de larges taches autour de Paris, Lyon, Marseille et Lille, et de grands espaces sans tache au milieu du Massif central ou dans les Alpes. Les endroits où le réseau ne passe pas sont appelés des zones blanches. Il existe une autre inégalité, qui n'a rien de géographique : des personnes n'ont pas d'appareil, ou n'ont jamais appris à s'en servir, alors que les impôts, les inscriptions et les rendez-vous médicaux passent désormais par Internet. C'est ce qu'on appelle la fracture numérique.
Exemple : Mme Alba doit prendre un rendez-vous médical en ligne et n'a pas d'ordinateur. Elle peut se faire aider à la médiathèque, dans une maison France Services, ou par un voisin.
Un réseau plus fragile qu'il n'y paraît
Internet donne l'impression d'être toujours là, mais il repose sur des objets bien réels. L'ancre d'un navire ou un séisme peut arracher un câble au fond de la mer : les données doivent alors passer par d'autres câbles, déjà chargés, et toute une région trouve Internet très lent, le temps qu'un bateau spécialisé vienne réparer. C'est pour cela qu'on installe plusieurs câbles plutôt qu'un seul. Une tempête qui coupe le courant du village suffit aussi : la box s'éteint, et si l'antenne relais est coupée elle aussi, les téléphones ne servent plus à rien.
Exemple : Quand un seul câble relie une île au reste du monde, sa coupure peut ralentir tous ses habitants pendant plusieurs jours.
Ce que le réseau coûte, et ce qu'il ne fait pas
Internet consomme. Les centres de données sont des milliers d'ordinateurs allumés jour et nuit qu'il faut refroidir, et c'est pourquoi on en installe souvent dans des pays froids ou au bord d'un fleuve. Les appareils, eux, demandent des métaux qu'il faut extraire, puis deviennent des déchets. Un message ne pèse rien, mais son voyage consomme bien de l'électricité. Enfin, tout ne passe pas par le réseau : une information arrive en une seconde, un colis met des jours. Et ce qu'on y trouve n'est pas toujours vrai : sur Internet, tout le monde peut écrire, y compris des choses fausses, et l'on vérifie avec un adulte ou avec une autre source.
Exemple : Compte les appareils connectés de ta maison, puis demande-toi où sont partis les anciens : c'est la question du recyclage, que tu étudieras bientôt.
À retenir
- Pour être connecté, il faut un réseau, un appareil, de l'électricité, de l'argent et savoir s'en servir : il suffit qu'une seule de ces conditions manque.
- Dans le monde, environ deux personnes sur trois utilisent Internet ; les régions les moins bien reliées sont surtout les pays les plus pauvres et les campagnes éloignées.
- En France, la fibre et la 5G sont arrivées d'abord dans les grandes villes ; il reste des zones blanches, et la fracture numérique touche ceux qui n'ont pas d'appareil ou ne savent pas s'en servir.
- Le réseau est fragile (câble arraché, panne de courant), il consomme de l'électricité et des métaux, et tout ce qu'on y lit n'est pas vrai.
As-tu compris ?
Cherche d’abord, puis déplie la réponse. Dans l’appli, il y en a quatre, puis une deuxième série et un défi.
Histoire-Géographie · CM2
Chez Mathis, au fond d'une vallée de montagne, la vidéo s'arrête sans arrêt ; chez sa cousine, à Lyon, jamais. Quelle est l'explication la plus probable ?
Voir la réponse
Réponse : La fibre et les antennes ont été installées d'abord dans les grandes villes. Le réseau rapide a été déployé en priorité là où il y a beaucoup d'habitants : les villes et les grands axes. Les vallées de montagne restent souvent mal couvertes, ce sont des zones blanches. Une vidéo, elle, est la même partout.
Histoire-Géographie · CM2
Sur Internet, une information trouvée en premier est forcément la bonne.
Voir la réponse
Réponse : Faux. Non : tout le monde peut écrire sur Internet, y compris des choses fausses. Avant de recopier une information dans un exposé, on la vérifie avec un adulte ou dans une autre source.
