Histoire-Géographie · CM2 · semaine 19

Géographie : mieux habiter, la nature en ville

Une leçon courte de CM2, à lire en cinq minutes. Chaque étape a son exemple.

  1. Une « nature » voulue par les habitants

    Tu as vu que mieux habiter, c'est rendre la ville plus agréable à vivre. L'une des façons d'y parvenir est de faire de la place aux arbres, aux plantes et aux animaux au milieu des immeubles. Quand on parle de la nature en ville, on écrit souvent le mot « nature » entre guillemets, et ce détail compte : il ne s'agit pas d'une forêt sauvage qui aurait poussé toute seule. Un parc a été dessiné, un arbre de trottoir a été planté, une pelouse est arrosée et tondue. C'est une nature choisie, installée et entretenue par des gens.

    Exemple : Les arbres alignés le long d'une avenue ne sont pas là par hasard : quelqu'un a choisi de les planter, a creusé la terre et les a arrosés pendant leurs premières années.

  2. Les espaces verts, du square au toit

    On appelle espaces verts tous les lieux de la ville où poussent des plantes : le grand parc, le petit square entre deux rues, le jardin public, les arbres plantés le long des trottoirs. On en trouve aussi là où on ne les attend pas : un jardin partagé au pied d'un immeuble, où les voisins cultivent ensemble des fleurs et des légumes, ou un toit couvert de terre et de plantes. Ces lieux servent aux habitants : on s'y promène, on s'y repose, les enfants y jouent. Et en été, il fait nettement plus frais sous les arbres qu'au milieu d'une place goudronnée.

    Exemple : Dans ce quartier inventé, on compte un square avec des bancs, une rangée d'arbres le long de l'avenue, et un potager partagé dans la cour d'un immeuble.

  3. Les berges et les corridors verts

    Quand une rivière traverse la ville, la bande de terre qui la borde s'appelle la berge. Elle peut être couverte de goudron, ou au contraire plantée d'herbes et d'arbres pour devenir une promenade au bord de l'eau. Un corridor vert, c'est une suite d'espaces verts qui se touchent : un square, puis une haie, puis une rangée d'arbres, puis un parc. Les animaux peuvent passer de l'un à l'autre sans traverser de route. Un chemin réservé aux piétons et aux vélos, bordé d'arbres et de haies, peut servir à relier ces morceaux : on parle alors de circulation douce, parce qu'on y avance sans moteur.

    Exemple : Grâce à une haie plantée entre deux squares, un hérisson peut désormais traverser le quartier sans jamais poser la patte sur le goudron d'une rue.

  4. Faire une place aux êtres vivants

    La biodiversité, c'est la variété des êtres vivants qui habitent un lieu : les plantes, les oiseaux, les insectes, les petits animaux. Une pelouse tondue ras partout en accueille peu. Alors certaines villes font d'autres choix d'entretien : laisser l'herbe haute dans quelques coins, planter des arbres et des fleurs de sortes différentes, installer des nichoirs pour les oiseaux et des abris pour les insectes. Ce n'est pas du désordre ni de l'oubli : c'est une décision, prise pour que davantage d'êtres vivants trouvent leur place en ville.

    Exemple : Au fond du parc, un panneau explique : « Ici, l'herbe n'est coupée qu'à la fin de l'été, pour laisser fleurir les plantes qui nourrissent les abeilles et les papillons. »

  5. Des choix faits par des gens

    Rien de tout cela n'arrive tout seul. Transformer un parking en square, planter des arbres le long d'une rue, ouvrir un jardin partagé : chaque fois, quelqu'un a décidé. Le conseil municipal vote les projets, et la mairie fait réaliser les travaux ; les habitants demandent, proposent, parfois s'y opposent ; des associations entretiennent un jardin. Et chaque choix en écarte un autre : une place plantée d'arbres, c'est aussi une place où l'on ne garera plus de voitures. Réfléchir à la nature en ville, c'est donc réfléchir à ces choix et à ceux qui les font.

    Exemple : Avant, un terrain goudronné servait de parking entre deux immeubles, et en été personne ne restait dehors. Après, la mairie y a fait planter des arbres et poser des bancs : des oiseaux s'y sont installés, et les voisins viennent s'y asseoir le soir.

À retenir

  • La « nature » en ville est choisie, plantée et entretenue par des gens : ce n'est pas une nature sauvage.
  • Les espaces verts sont les parcs, les squares, les jardins publics, les arbres des rues, les jardins partagés, les toits plantés. On s'y promène, on s'y repose, et il y fait plus frais en été.
  • La berge est le bord d'une rivière ; un corridor vert est une suite d'espaces verts qui se touchent, où les animaux circulent sans traverser de route.
  • La biodiversité est la variété des êtres vivants d'un lieu : on la favorise en variant les plantes et en laissant des coins d'herbe haute.
  • Chaque aménagement est un choix, voté par le conseil municipal après avoir écouté les habitants, et il en écarte un autre.

As-tu compris ?

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  • Histoire-Géographie · CM2

    Quand on parle de la nature en ville, on écrit souvent le mot « nature » entre guillemets. Pourquoi ?

    Voir la réponse

    Réponse : Parce que cette nature a été voulue, plantée et entretenue par des gens. Les guillemets signalent une nature un peu particulière : elle est bien vivante, mais quelqu'un l'a voulue. Un parc a été dessiné, les arbres des rues ont été plantés, les pelouses sont arrosées et tondues. Les plantes de la ville sont donc de vraies plantes, des animaux y vivent, et aucune forêt n'y pousse toute seule : c'est tout le sens de la leçon.

  • Histoire-Géographie · CM2

    Une rivière traverse la ville. Le long de l'eau, la bande de terre a été plantée d'herbes et d'arbres, et l'on s'y promène. Comment appelle-t-on ce bord de rivière aménagé ?

    Voir la réponse

    Réponse : Une berge. Le bord d'une rivière s'appelle la berge. En ville, une berge peut être couverte de goudron et servir aux voitures, ou bien être plantée pour devenir une promenade au bord de l'eau, où les habitants se promènent et où les oiseaux s'installent. Ne la confonds pas avec une plage : une berge n'est pas faite pour se baigner.

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